L'autre doit me ressembler, me comprendre, aspirer aux même choses, avoir les mêmes valeurs, on doit bien s'entendre, on doit être d'accord, toujours, je lui appartiens, l'autre m'appartient, nous ne formons plus qu'un. Mais depuis quand 1 + 1 = 1?
C'est avec une vision étriquée et erronée de l'amour, que je suis partie un pied devant dans ma vie affective et sentimentale. Et savez-vous pourquoi? Car à l'instar d'une disquette ou d'un CD j'ai été formatée pour cela auparavant.
Déjà petite ça a commencé avec Cendrillon, moi j'adorais Cinderella et sa jolie robe de bal, ses chaussons en verre et ces petits compagnons animaux. Oui mais je pensais aussi, à tort, que pour que le prince l'aime il fallait qu'elle aille au bal vêtue de beaux habits, il fallait qu'elle perde son chausson de verre, que la magie prenne fin pour elle à minuit précise et que le prince la retrouve, parce que Cendrillon, elle, vivait dans la misère et travaillait dur, c'est pourquoi elle méritait d'épouser le prince...
Sauf que voilà, d'une pas besoin de vivre la galère pour être aimée d'un prince... ensuite en général ce sont les méchantes belles-s½urs qui se tapent ledit prince, car elles sont rusées, fourbes et jolies, ce qui est suffisant la plupart du temps pour berner le bel avorton.
Sans compter que cet imbécile de prince, avait besoin d'un chausson en verre taille 36 pour retrouver la femme de sa vie, celle dont il est tombé éperdument amoureux au premier regard, on se demande bien ce qu'il regardait (peut-être le décolleté?) pour ne pas être capable de reconnaître sa précieuse (peut-être avait-il aussi abusé du vin...)...
N'empêche qu'on démarre mal sa vie amoureuse à ce stade. C'est sans compter sur Blanche-Neige, qui doit mourir pour être délivrée et réanimée par le beau prince, qui lui aussi était tombé amoureux d'elle, mais qui a zappé pendant quelques mois, sûrement à cause des verres au bistrot avec ses potes, de retrouver sa belle. Entre temps, les nains se sont occupés d'elle, et l'ont même conservée dans un cercueil de verre tellement ils étaient tristes... sympas quand même les nains...
On remarquera qu'en ajoutant à cela les dictons populaires du type "un jour tu tomberas sur quelqu'un (je n'espère pas à plat) et au premier regard tu sauras que c'est lui/elle" c'est surtout au premier regard que tu sauras si tu as envie de faire l'amour avec cette personne ou non... je vous le garantis!! Réfléchissez bien...
Ca continue à l'école, surtout au collège, avec les premiers "vrais couples" qui pour certains perdurent encore aujourd'hui... sauf qu'à l'époque Eric était super cool, le mec le plus mignon et bien fichu de tout le collège et Céline c'était la plus branchée, elle arrivait toujours à faire tenir sa mèche sans mettre une tonne de laque, si, si, souvenez-vous...
A 17 ans, elle a eu le premier, à 19 le second enfant et un dernier il y a à peine quelques mois, hélas entre-temps, Eric n'a pas passé le Bac, il est ouvrier chez Steelcase et se serre la ceinture pour nourrir Céline et les trois mouflets. Céline n'en peut plus d'habiter le même village que ses beaux-parents et l'envie de travailler lui paraît impossible tant elle est fatiguée à cause des marmots. Résultats des courses, c'est l'engueulade assurée tous les dimanches lors de la bouffe chez les beaux-parents... de quoi se poser la question, si le choix du partenaire entre 12 et 15 ans, est vraiment délibéré ou délibérément con... LOL Disons que je ne suis pas sûre que nous disposions de tous les instruments et outils nécessaires à la reconnaissance de l'homme de notre vie, autrement dit, ledit prince, surtout en se basant sur le modèle antérieur de Cendrillon...
Jeunes adultes, nous souhaitons rapidement former un couple (une fois les sex-parties achevées et l'expérience glanée... enfin à peu de choses près), pourquoi? Et bien à l'instar de nos chers parents, qui avant notre adolescence étaient de demi-dieux, nous voulons accomplir la même chose. Sauf qu'entre-temps on a eu le temps de comprendre, que papa et maman, il avait un grain quand ils nous ont fait à 20 et 21 ans respectivement, normal eux c'était la libération sexuelle, nous c'est la libération pêle-mêle...
Du coup, on se retrouve vite dans sa première ou deuxième grande histoire, au choix tout dépend comment vous avez passé le temps au collège/lycée (soit à boire et à fumer, soit à boire et à fumer et à expérimenter les joies du sexe) et très souvent on refait les mêmes erreurs, que celles de nos parents ou des relations qu'on connaît, et encore plus souvent ça foire, et on en vient à perdre la raison, car oui perdre l'homme ou la femme de sa vie, c'est très grave.
Mais là réside l'erreur... Il n'y a pas d'homme ou de femme de sa vie à proprement dit. Il y a les hommes et les femmes d'une vie. Je m'explique.
En commençant par le père, le frère, puis le fils ou la mère, la s½ur, puis la fille, sans oublier tantes, oncles, cousins/cousines et grands-parents, dès le départ il y a déjà les hommes ou femmes de notre vie.
Ainsi mon père et mes grands-pères, resteront toujours les premiers hommes de ma vie, ben oui, c'est de la logique mathématique...
Ensuite il y a eu Lui, oui celui avec qui j'ai tout partagé, mon c½ur, mes peines, mes joies, mon vécu, ma couche, mon corps... tout, et celui-là il m'appartenait et je lui appartenais, si ce n'est pas beau tout ça?
Mais voilà un beau jour ça a capoté franchement, c'était grave, je ne voulais pas le quitter, lui encore moins, mais c'est devenu de pire en pire, que faire? Il m'appartient, je lui appartiens, je ferai ma vie avec lui, lui avec moi, nous deux ensemble jusqu'à l'inéluctable fin et si possible on mourra ensemble... Marijuana-club, bienvenue...
Si, si, ne faites pas semblant, vous aussi vous avez promis monts et merveilles, murmuré "je t'aime à la folie, pour toute ma vie" pendant les instants les plus intenses, vous avez promis, vous avez donné votre c½ur. Mais voilà arrive l'heure fatidique de la séparation, et chacun repart non pas avec son c½ur côté gauche, mais avec le c½ur de l'autre dans sa main. Parfois les choses se passent plus ou moins bien et la séparation aussi dure soit-elle, reste une meurtrissure profonde, mais l'autre parvient à lâcher le c½ur, car justement il y avait du vrai amour dans tout ça. Et puis parfois l'autre broie le c½ur dans sa main et ne le lâche pas et on croit à tort, que ça restera comme ça. Non l'autre ne va pas vous rendre votre c½ur, car c'est le vôtre, à vous de le reprendre...
Ainsi à tort on croit que l'amour est une histoire de possession et de lien indélébile... Or c'est tout sauf de l'amour. Le véritable amour est un partage, ce partage se fonde sur des bases profondes telles que la communication, le fait de pouvoir dire ce qu'on a sur le c½ur, quand cela va bien ou moins bien; une autre base importante la complicité et l'entente. On peut également parler de complémentarité, car ceux qui se ressemblent de trop se heurtent parfois et se font mal. Dans l'amour il y a le jeu, le jeu de séduction par exemple, mais si l'un comme l'autre pensent qu'il y a un gagnant et un perdant, le jeu est perdu d'avance, en amour il ne doit pas y avoir un vainqueur et un vaincu, mais deux complices victorieux, savourant le plaisir du gain ensemble. Je vous laisse imaginer de quels plaisirs il s'agit ;)
Je pense que le fait de se ressembler peut être un grand atout, à condition d'être complémentaires sur les différents points de caractère qui nous caractérisent chacun et chacune.
Mais voilà rencontrer quelqu'un qui nous correspond ce n'est pas toujours facile, il faut s'armer de patience et comprendre que s'aimer soi, c'est être capable d'aimer les autres et finalement il n'y a pas qu'un seul homme ou une seule femme qui nous corresponde sur cette terre, il y en a plusieurs, à voir ensuite laquelle de ces personnes on rencontre, on séduit et nous séduit, et avec qui par la suite on a envie de faire un bout de chemin.
Dans toute cette théorie il y a mon expérience pratique, et pour clore le sujet, je dirai qu'avant toute chose il faut écouter son c½ur, avant que le c½ur ne perde sa raison en essayant de se convaincre qu'il faut souffrir un peu pour être aimé(e).
Enfin, ne cherchez surtout pas à rencontrer l'une des personnes de votre vie, Murphy et sa loi se feront un plaisir de confirmer que c'est lorsque l'on cherche qu'on ne trouve justement rien. CQFD.
Passer une annonce dans les petites pages roses des rencontres, ne compte pas ;)
Pour finir, quelques citations:
"Ah ! l'amour, l'amour, l'amour. Quand ça vous prend Faudrait partir en courant." Pierre Perret
"Il y a deux sortes d'amour : l'amour insatisfait, qui vous rend odieux, et l'amour satisfait, qui vous rend idiot." Colette
"Un chagrin d'amour ne dure Que jusqu'au prochain amour." Pierre Perret
" L'amour est une connaissance qui conduit l'amoureuse, ou l'amoureux, au-delà de lui-même et de l'objet de son sentiment." Marcelle Sauvageot
" A quoi reconnaît-on que l'on est amoureux ? C'est très simple. On est amoureux quand on commence à agir contre son intérêt." François Truffaut
" L'homme veut être le premier amour de la femme, alors que la femme veut être le dernier amour de l'homme." Oscar Wilde
" Otez l'amour-propre de l'amour, il en reste trop peu de choses." Chamfort
" Le sexe n'est pas l'amour, ce n'est qu'un territoire que l'amour s'approprie." Milan Kundera
" Telle femme résiste à l'amour qu'elle éprouve, qui ne résiste pas à l'amour qu'elle inspire." Sophie Gay
" Rien de ce qui se fait au lit n'est immoral s'il contribue à perpétuer l'amour." Gabriel Garcia Marquez
" Une femme amoureuse est une esclave qui fait porter les chaînes à son maître." Etienne Rey
" Les amours les plus durables naissent souvent de mouvements spontanés, et avoués, de répugnance et d'agressivité réciproques." Maurice Champagne
" Entre amants, le tact est de savoir en manquer." Maurice Chapelan
" Les plaisirs de l'amour font oublier l'amour du plaisir." Alain
" La stratégie amoureuse ne peut s'employer que lorsqu'on n'est pas amoureux." Cesare Pavese
" Ce n'est pas égoïste de vivre pour soi-même. Une personne qui n'a pas l'amour de soi ne peut donner de l'amour aux autres." André Mathieu
" La haine trouble la vie ; l'amour la rend harmonieuse. La haine obscurcit la vie ; l'amour la rend lumineuse." Martin Luther King